
COP17 de l’UNCCD
Restaurer les Terres, Restaurer l’Espoir
Par HydroAfricaEnergy
9/5/20263 min temps de lecture
COP17 de l’UNCCD: Restaurer les Terres, Restaurer l’Espoir
Du 17 au 28 août 2026, Oulan-Bator, en Mongolie, a accueilli la 17ᵉ session de la Conférence des Parties à la Convention des Nations unies sur la lutte contre la désertification (UNCCD COP17). Cette conférence a eu pour objectif général de renforcer la coopération internationale face aux défis de la désertification, de la dégradation des terres et de la sécheresse, tout en accélérant les actions en faveur de la restauration des terres et de la résilience des populations.
« Restaurer les terres. Restaurer l’espoir »
La COP17 s’est tenue autour du thème « Restoring Land. Restoring Hope. » — « Restaurer les terres. Restaurer l’espoir. ». Ce thème traduit la volonté de placer la restauration des terres au cœur des réponses aux crises environnementales, alimentaires et hydriques, en reliant la santé des sols, la gestion de l’eau, les systèmes alimentaires, le pastoralisme et la résilience face aux sécheresses.
Saluer la mobilisation et la contribution de l’Afrique
HydroAfricaEnergy tient à saluer la forte mobilisation des délégations africaines à cette COP17. Dès l’ouverture, la Côte d’Ivoire s’est exprimée au nom du Groupe africain, portant la voix collective du continent dans les négociations.
Plusieurs pays africains ont également participé aux dialogues ministériels de haut niveau, notamment sur la résilience face aux sécheresses et la restauration des parcours et le bien-être des communautés pastorales. Parmi les pays africains figurant dans les listes officielles d’intervenants : Mali, Côte d’Ivoire, Sénégal, Guinée, Niger, Tchad, Nigeria, Kenya, Namibie, Lesotho, Eswatini, Madagascar, Zimbabwe, Cameroun, République centrafricaine, Ouganda et Afrique du Sud, entre autres.
Cette mobilisation confirme que l’Afrique n’est pas seulement l’une des régions les plus exposées à la désertification et aux sécheresses : elle doit également être au cœur des solutions internationales.
Le Mali à la COP17
HydroAfricaEnergy salue particulièrement la participation de la délégation malienne conduite par Madame la Ministre de l’Environnement et de l’Assainissement. La présence du Mali dans les échanges ministériels sur la sécheresse et les parcours pastoraux a permis de porter les préoccupations du Sahel face à la dégradation des terres, à la gestion de l’eau et à la résilience des communautés.
Les principales conclusions de la COP17
Au terme de ses travaux, la COP17 a adopté plusieurs décisions et documents majeurs, dont la Déclaration d’Oulan-Bator « Restaurer les terres, restaurer l’espoir ». Les conclusions portent notamment sur la restauration des terres, la résilience face aux sécheresses, les parcours et le pastoralisme, les régimes fonciers et les tempêtes de sable et de poussière. La conférence a également adopté un nouveau cadre stratégique pour l’avenir de la Convention et son programme de travail pour les prochaines années.
La COP17 a par ailleurs placé l’accent sur la nécessité de transformer les décisions politiques en actions concrètes, notamment à travers la mobilisation des financements, le renforcement de la résilience aux sécheresses et une meilleure implication des acteurs locaux. Le programme de la conférence avait précisément été conçu pour rapprocher les décisions internationales des solutions de terrain autour de quatre grands axes : financement, eau, terres et populations, systèmes alimentaires et santé des sols.
Le mot de HydroAfricaEnergy
Pour HydroAfricaEnergy, la COP17 rappelle que la restauration des terres, la sécurité de l’eau, l’agriculture, la résilience climatique et la transition énergétique sont étroitement liées.
L’Afrique doit désormais transformer les engagements internationaux en projets concrets, capables de restaurer les terres, sécuriser l’eau, renforcer la production agricole, développer les territoires ruraux et créer des emplois pour les jeunes.
Les énergies renouvelables, notamment le solaire, peuvent contribuer à cette transformation à travers le pompage de l’eau, l’irrigation, l’électrification rurale, la conservation et la transformation des produits agricoles.
HydroAfricaEnergy salue donc la mobilisation des délégations africaines, la contribution du Mali et les résultats de cette COP17. Le véritable enjeu commence maintenant : passer des engagements aux actions, des financements aux projets et des ambitions aux résultats.
Restaurer les terres, restaurer l’espoir, c’est aussi construire une Afrique plus résiliente, plus autonome et plus durable.




